Ericailcane (Teciverdi)

« L’évolution de la vie animale selon ERICAILCANE. »
 Commande de dessins originaux créés par Ericailcane pour le festival TECIVERDI (Niort, Juin 2014).
Nous remercions les organisateurs du festival, les services techniques de la ville, et la MAAF.
001_trilobiti_ericailcane
002_fish_ericailcane
003_DINOSAUR_ericailcane
004_mammuth_ericailcane
005_LUPO_ericailcane

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Illustrateur italien de renon, Ericailcane est intervenu à de nombreuses reprises dans notre ville, lors du festival « Le 4ème Mur« , pour des fresques murales ( « Le Canard » rue de Bessac, « l’Escargot » dans la cour du CNAR, ou encore la fresque rue André Citroën en compagnie de l’artiste colombienne Bastardilla).
Il était aussi l’auteur de l’exposition pleine de poésie « Potente Di Fuoco » où il redessinait ses propres dessins d’enfant, mais 25 ans plus tard, présentée en 2012 dans la salle du Belvèdére.
 
Le style graphique de Ericailcane s’inscrit dans une tradition initié par le français  Jean-Jacques Grandvilleillustrateur et caricaturiste français qui a vecu pendant la première moitié du 19ème siècle. Il utilisait déjà à son époque les codes des dessins fantastiques et zoomorphes pour caricaturer la vie sociale et politique de l’époque.
 
Dans le cadre du festival TECIVERDI, nous avons demandé à Ericailcane sa propre vision de l’évolution de la vie animale. 
Sur cette fresque longue de 15 mètres, il a choisi 5 thèmes qui survolent les millénaires de l’évolution animale :
 
1_ Trilobite.
2_ Poisson.
3_ Dinosaure.
4_ Mammouth.
5_ Loups.
 
Des élégants et gracieux trilobites en mouvements aux majestueux animaux aquatiques et terrestres, l’artiste dépeint la mutation et la transformation des espèces. Fresque grandiose et exhaustive, qui parle de vie, de mort, d’évolution. Les espèces se déplacent, migrent, fuient, se combattent, se développent, se transforment. Un écosystème vaste et riche, bâti sur un modèle dur et cruel, l’équation simple de la loi du plus fort. Manger, ou être manger.  Ainsi se succéderont des centaines de milliers d’espèces, dont une très grande majorité seront vouées à l’extinction. 

Grand défenseur de la cause animale, Ericailcane conclut sa fresque par une vision plus symbolique et pessimiste de notre monde. Ainsi, aux majestueuses et combattives espèces succède un singe qui tente dans un dernier souffle (enfumé) d’obtenir une trêve dans ce long combat en brandissant le drapeau blanc. Mais de quel combat ce singe – dont nous devrions être les fières descendants – parle-t’il vraiment ? Les loups, les rats se partagent ce qui reste d’un environnement désormais hostile et néfaste, que l’Homme (figuré ici par ce qu’il produit et ce qu’il jette), a pollué et détruit. Ericailcane, comme dans beaucoup de ses travaux, humanise les animaux. Le singe mime l’homme, pour mieux se faire entendre et comprendre de lui. Mieux lui expliquer sa crainte et son désarroi. Comme un ultime sursaut dans l’évolution des espèces, avant qu’il ne soit trop tard.
 
A travers cette fresque, ericailcane nous montre la très rude réalité de l’évolution des espèces animales avec un trait, des mouvements et un style qui lui sont propres.